Le cinquième projet de l’année : POURIM à L’EJAP 2016-2017

Plus que jamais il y a nécessité de réagir à d’éventuelles tentations antisémites : informer pour tenter de prévenir et d’éviter : « Plus jamais cela ».

Célébrer Pourim à l’école, c’est rappeler toute la trame événementielle relatée dans la Méguila mais c’est aussi savoir se réjouir de l’échec du funeste projet et partager sa joie avec les autres et les plus démunis.

Comme pour chaque projet autour des fêtes, Enseignement général et Enseignement juif se feront écho pour mieux ancrer les valeurs et concepts dégagés dans les divers apprentissages.

Ce mois-ci, avec les plus grands en CM, l’œuvre de Colette histoire magique de l’enfant et les sortilèges, reprise en musique par Ravel, visionnée en ballet pour en faciliter la compréhension, a su enchanter les élèves et les sensibiliser à la notion de sort, Pour, racine du mot Pourim.

Ces décrets terribles pour le peuple juif exilé et tout le récit de l’intervention divine cachée ont été appréhendés avec aisance par ces élèves, capable aussi de voir la nécessité de ces évocations d’un antisémitisme qui ne s’appelait pas ainsi à l’époque. Plutôt l’extermination totale d’un peuple en raison de sa race ou de sa religion.

En Matières juives, Shimon a replacé les dernières fêtes célébrées dans l’espace et le temps tant la chronologie pose problème aux enfants. Aux adultes aussi.

Vive les ordinateurs qui ont permis de conjuguer de faciliter la recherche documentaire en littérature afin de savoir nourrir des biographies de Colette.

Fêter Pourim après l’issue heureuse, les grands en ont ressenti le manque même s’ils étaient ravis d’être à la neige en classe de découverte.

Dans les autres classes, c’est  le renversement de situation qui a présidé au choix des albums. En même temps que le recours au sorcières pour prononcer des sorts funestes à l’encontre des personnages.

Concrétisation par ces récits des éléments fondamentaux appris en matières juives.

Les CP/CE1 ont accompagné la Pauvre Verdurette dans sa volonté de se transformer, en écho à la fable de La Fontaine découverte également.

En maternelle, un conte a permis de donner du sens à la notion de solidarité, celle d’Esther avec son peuple, celle des amis d’Arlequin s’associant pour qu’il puisse aussi se réjouir.de

De là, il fut aisé aux CP/CE1 de connaitre les personnages de la Commedia del Arte et de tenter de créer des masques. Facile aussi aux TPS/PS de tenter de donner vie à leurs Arlequins mobiles, riches de couleurs et en formes géométriques. Reprise aussi avec ces petits de l’album Belle La coccinelle l’imprudente à qui la sorcière jetât un sort .

Ms/GS ont travaillé sur  Cornebidouille la sorcière et sur le Carnaval des Animaux, entrainant tout le monde dans une folle sarabande.

Logique ensuite d’aller au Musée travailler sur le Bestiaire, induisant la réalisation d’araignées par les MS/GS

Fête qui ne saurait se conclure sans le défilé de costumes pour le plus grand plaisir des grands et des petits.