Le projet de Pourim à l’AJAP

EN LIEN AVEC LE MESSAGE DE LA FÊTE ET AVEC LES VALEURS DE LA FABLE DE JEAN DE LA FONTAINE « LA GRENOUILLE QUI VOULAIT SE FAIRE AUSSI GROSSE QUE LE BŒUF ».

Comme à chaque période se décline dans notre école un projet transversal qui associe au maximum les valeurs juives à tous les domaines des enseignements généraux.

Ce sont les valeurs qui se dégagent du message de cette fête et la structure du récit de la Meguila qui trouvent des échos féconds dans les choix disciplinaires travaillés dans chaque classe.

En matières juives, de la petite section au cm2, les enfants ont situé les évènements dans l’espace et dans le temps ; avec des bandes dessinées, des vidéos, des documents iconographiques, ils ont identifié les principaux personnages , les enjeux fondamentaux de ce décret d’extermination et compris le renversement de situation célébré ici et partout par les réjouissances et les crécelles qui anéantissent le nom d’Aman.

Au-delà des coutumes et des valeurs qui se dégagent de la compréhension de la Méguila, les plus grands ont débattu sur le courage et la solidarité que l’on retrouvera ensuite avec les cadeaux aux pauvres et aux usages .

Le concept de renversement et d’orgueil démesuré est alors repris avec la Fable sur la grenouille avant de retrouver des liens avec tous les autres champs disciplinaires.

En maternelle tps/ps, Belle la Coccinelle , Un petit trou dans la pomme ont conduit les jeunes enfants à comprendre certes les histoires, à découvrir au travers des émotions que la situation initiale est « renversée » à la fin.

Mais ils ont pu réutilisé la notion de transformation au travers d’expériences sur le réel : les états de la matière, eau ou chocolat. Mais s’émerveiller également avec la transformation de la chenille en papillon.

Les arts ont su approfondir la connaissance de Chagall avec la réalisation d’un panneau collectif « surréaliste » exploitant des activités cirque dans un espace peu conforme à la réalité. À la manière de Chagall

En MS/GS , la fable a trouvé son écho dans « Le vilain petit canard » repris ensuite au travers de documentaires.

Mais la solidarité pour participer à la joie s’est trouvée explicitée avec l’histoire d’Arlequin dont le costume a été réalisé grace aux morceaux d’étoffe apportés par chacun à leur camarade.Réalisation plastique après découverte d’œuvres d’Arlequin, dont celle du Paul de Picasso.

Transformer mais ne pas maîtriser cette action a pris tout son sens avec l’écoute de « L’apprenti sorcier « de Paul Dukas, accompagnée par le film d’animation sur le même thème.

Transformer, c’est aussi dès cet âge, être sensibilisé au recyclage. Poursuivant même cette action avec la plantation de plantes aromatiques attirant les insectes à protéger.
Illustration possible ou renvoi à la rubrique activités que je ne peux compléter moi

Les cp/ce1 sont allés encore plus loin : respect de la structure du récit à partir d’images séquentielles de « Ah ! les bonnes soupes » et la découverte du renversement de situation qui fait basculer le récit .

Mais ingénieux renforcement des notions avec la piste de transformation des ingrédients de la recette pour fabriquer des gâteaux de Pourim . Production langagière et lecture de supports variés.

Retour aux langages avec la théâtralisation de la Fable et lecture des textes originaux d’Esope.

Du récit au réel avec la découverte du monde, et plus particulièrement à partir de « Perlette goutte d’eau « , qui se trouve dans tous ses états au fil de ses pérégrinations.

Des Masques africains ont réuni le principe du « caché/ voilé » spécifique à Pourim et Esther et permis de travailler le graphisme et les motifs décoratifs.

L’arbre de vie

La cohérence du projet transversal se lit aisément avec les choix réservés au cycle 3, reprenant, approfondissant, explorant d’autres pistes et poursuivant d’autres enjeux adaptés à ce niveau.

Volonté de puissance, importance du partage, évolution des statuts des personnages au fil de la Méguila… tout un ensemble de pistes pour débattre, argumenter et être capable d’émettre une opinion .

Productions écrites diversifiées, tant pour résumer une histoire en respectant la structure narrative qu’à réaliser des exposés et des écrits documentaires tant sur Esope que sur Phèdre.

Exploiter la Fable, c’est comme pour les matières juives, savoir situer dans l’espace et dans le temps ; ici le contexte de la vie à la cour avec le pouvoir absolu et les jalousies engendrant l’élimination des rivaux ( Fouquet).

Retour aussi à des sources moyenâgeuses grâce au « Roman de Renart » et au renversement permanent de situation pour ce malheureux Ysengrin.

Nouvelles qui ont dû être inspirées par des paraboles fournies par Rachi.

Parabole, doctrine, fable ; que de notions nouvelles travailles et illustrées pour étayer nos plus grands vers la 6ème.

¨Pourim ne saurait se concevoir sans la joie à l’issue de la période et le rappel de la vigilance qui doit rester permanente quant à l’antisémitisme.
Joie, spectacle, déguisement, masques, cadeaux… et réalisation plastique à la manière de Chagall et de Picasso.

À la manière de Chagall

Une période qui s’achève en beauté avec un LOTO qui a pu réunir dans la joie de nombreuses familles